La montagne

-Ce que tu aimes dans la montagne?

Ca c'est une grande question. C'est avant tout un lieu de détente, de calme. Ensuite il y a cet aspect de beauté, de charme, d'immensité qui m'impressionne et l'envie de la découvrir. C'est aussi avoir la possibilité de quitter un monde surpeuplé et de sortir des sentiers battus dans tous les sens du terme. Et on croit être "le maître du monde" lorsque l'on arrive au sommet, même si cette sensation n'est que très éphémère.

-Ce quelle t'apporte?

Elle m'apporte plein de moments de réflexion sur le monde, car même si l'on marche en cordée ou en groupe on reste souvent silencieux à penser à tout et n'importe quoi. Cela est très enrichissant. Ensuite elle apprend aussi à faire attention aux personnes qui nous entourent et à s'entre-aider si jamais il y en a quelqu'un en difficulté. Il faut s'avoir que la montagne peut être souvent "docile", mais aussi porter préjudice à n'importe qui, que l'on soit fort ou moins fort.

-Quels sont tes sommets déjà réalisés?

Mon premier sommet fut le Grand Bec un modeste 3000 de Savoie dominant la vallée de Bozel. Ensuite je me suis attaqué aux 4000,

La Barre des Ecrins (4101) fut le premier . Ce sommet m'avait donné du fil à retordre surtout la montée au refuge où j'ai eu un peu le mal des montagnes. Il faut savoir que je n'était pas du tout acclimaté à l'altitude: deux jours plus tôt j'étais encore à Biarritz. Mais le lendemain fut vraiment magnifique.

Ensuite je suis allé à la Dent du Géant (4043) qui est constituée d'une marche sur glaciers depuis la pointe Elbroner et d'une escalade avec des grosses cordes fixes pour accéder au sommet. C'est une course impressionnante surtout lorsque l'on grimpe sur la face raide de rocher et lorsque l'orage s'incruste pour le retour au refuge.

Puis il y a le Grand Combin (4600), une belle course glacière mais assez longue: 12h de marche en montant à un bon train et une redescente du refuge en courant pour, à 14h30, prendre le train de Martigny à Chamonix. Il est très rarement en condition car une grande pente raide est souvent en glace, elle se termine par l'escalade d'un petit sérac.

Par un petit détour j'ai fait l'ascension du Grand Paradis avec un copain. C'est un beau sommet peu engagé par la voie normale et pas très long car on a mit environ 1h30 pour monter au refuge et 3h30 pour arriver au sommet. Nous avons croisé beaucoup de cordées italiennes qui voulaient tous, une fois en haut, être pris en photo "con la Madona"

Après je suis allé au Mont Blanc (4807m) en passant par l'arrête de Bionassay (4052) puis le Dôme du Goutter (4303) pour rejoindre la voie normale du toit de l'Europe. Ca a été une très belle course, surtout en passant par une autre voie peu frequentée. Par ce coté ce n'est pas une simple marche sur glacier car il y a des partie d'escalade.

Enfin cet année je suis retourné au Mont Blanc par la traversé depuis l'aiguille de midi pour redescendre à ski par la face nord. C'était encore une fois magnifique seul petit problème le vent qui atteignait les 100km/h.

 

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